Mai-juin-juillet 2008, "La Passion Couteaux"
Le magazine a fait tester les couteaux distribués en France - dont trois gammes par notre intermédiaire - par un chef japonais et
français. Etaient évalués :
Kiya,
Shun,
Kasumi,
Haiku,
Tsubaya,
Masahiro,
Global,
Yaxell. Absents : les couteaux
Mac introduits seulement en France en 2008.
On peut retenir ces verdicts :
Haiku
"Les Haïkus se sont très bien comportés, notamment leur tranchant qui montre
une belle pérennité. Les points forts de Haiku, outre le rapport
qualité-prix, est la légèreté due à la finesse de la lame (2mm) et à une
soie courte. Haïku nous semble être la porte d'entrée la plus pertinente
dans le monde du japonais"
Kasumi superior (remplacés depuis par Masterpiece)
"Le tranchant immédiat est impressionnant d'efficacité et de douceur,
l'ergonomie excellente, l'affûtage aisé, le design précis. Sans doute les
modèles les mieux adaptés à la main et à l'usage occidental, bref ceux du
meilleur compromis entre tranchant, ergonomie et design".
Excellente analyse à notre sens, où... pointe pourtant une certaine
subjectivité concernant le design qui est affaire de goût et la préhension
(il faut aimer les manches ronds). Evidemment c'étaient les
Kasumi superior
qui furent évalués, donc les meilleurs produits de ce fabricant.
/!\ : Les Kasumi Superior on été remplacés par les Kasumi Masterpiece depuis le 1er janvier 2010.
Masahiro
"La pénétration est une vraie joie, une découverte. Autre point fort : le
point d'équilibre dépend de chaque modèle et donc de chaque usage. Aux
tests, les sensations ont été très fortes. Sans doute les plus
impressionnants. Les préférés de nos testeurs".
Notre commentaire
En technique pure,
Masahiro est donc le vrai vainqueur
du test, nous ajouterons qu'il est moins cher que des produits à qualité
d'acier comparable. Son design simple l'handicape un peu, mais Masahiro ne
jette pas de la poudre aux yeux : c'est un concentré de technologie très
efficace.
Le meilleur rapport qualité-prix quant à lui semble être le
Haiku, élément
corroboré par le "Que Choisir" allemand (= Stiftung Warentest) qui lui a
récemment attribué la note maximale dans sa catégorie : 1,8 (sur 2).
Un coutelier outre-Atlantique parle de Masahiro en ces termes
Masahiro : get runner up honors for best Japanese kitchen knives we have
tested.
The line is new for 2007. Masahiro's thin blade is constructed
from MBS-26 stainless steel which we found to be easy to sharpen and holds
its edge very well. The cutting edge is asymmetrical: 80% on the right side
of the blade and 20% on the left side, then polished to a mirror finish.
This tapered style edge takes pressure off food for a perfect finished cut.
The handles are incredibly smooth and rounded using a
composite resin handle which feels great in your hand, plus it's much longer
lasting than wood options. Overall we like these knives very much. They are
also less expensive than Misono knives..
Mark : A+"
Masahiro se profile donc par rapport à une vingtaine de marques testées, dont les plus connues.
Traduction :
Masahiro remporte la palme des meilleurs couteaux de cuisine japonais que nous avons testé.
Cette gamme est sur le marché depuis 2007. La lame très fine est constituée d'un acier MBS-26 au tranchant pérenne que nous avons trouvé facile à aiguiser. Le fil est asymétrique 80 % à droite et 20 % à gauche (ils veulent dire par là que le couteau est légèrement biseauté à droite), puis poli pour une finition miroir.
Ce tranchant fuselé sépare mieux les fibres pour une coupe plus douce en finale. Les manches incroyablement doux et arrondis sont en résine composite à la préhension très agréable et durable comparée aux manches en bois. Nous apprécions grandement ces couteaux. Ils sont de surcroît moins chers que les autres produits de leur catégorie.
Note : A+
Notez qu'il n'y a pas incompatibilié, mais qu'en raison du léger biseau, ces couteaux donnent leur pleine mesure pour droitiers
Type 301 passé au crible dans le CATRA cutting test
Les tests CATRA sont des tests officiels mesurant :
1. l'ICP (initial cutting performance) ou tranchant immédiat
2. le TCC (total card cut) ou longévité du tranchant après 60 cycles
Cette dernière donnée étant toute théorique (un couteau se désaiguisant d'office s'il n'est pas entretenu) un confrère s'est livré aux mêmes tests en tenant compte cette fois-ci de l'aiguisage sur une pierre à aiguiser, c.à.d. un ICP après passage sur la pierre rectifiant le tranchant usine, et un TCC après plusieurs passages (les Japonais aiguisent leurs couteaux chaque jour). Si l'on excepte le dit confrère (le test n'étant équitable qu'avec tous les couteaux achetés au hasard dans le commerce, sans sélection particulière),
type 301 (porsche) est le couteau qui, à la longue obtient la meilleure performance et il est à noter que d'usine, le tranchant partait avec un peu de retard.
Ce test confirme que :
- tous les bons couteaux qui se respectent, avec le temps s'améliorent, si on les aiguise régulièrement sur une pierre adaptée
- il n'y a pas de relation directe entre tranchant immédiat et longévité du tranchant, un couteau pouvant très bien avoir un bon potentiel initial mais perdre son fil rapidement.
Secondairement cela confirme également que l'acier de
type 301 est particulièrement adapté et d'entretien facile, surperformant les couteaux occidentaux, allemands, français, suisses. Et que le mieux peut aussi être l'ennemi du bien. Tel couteau japonais (Shun) au taux de carbone bien supérieur, tenait logiquement bien le fil sans aiguisage, mais s'est retrouvé avec un TCC inférieur à Porsche après 60 cycles. Cela veut dire aussi que les alliages Type 301 sont faciles d'entretien, des lames plus souples parfois plus adéquates que des lames dures. La coutellerie est décidément un art bien difficile.